# Traduction partagée pour un réseau de cabinets notariaux dans trois pays

> Schéma de contenu partagé pour les procédures communes et de contenu localisé pour le droit local, appliqué à un réseau de cabinets notariaux transfrontaliers.

- Auteur : WordPress Développement
- Publié le : 2022-11-01
- Mis à jour le : 2022-11-01
- Catégorie : Multilingue
- URL : https://www.wpmoderne.fr/multilingue/traduction-partagee-reseau-notarial-trois-pays/

## L’essentiel

- Séparer le contenu commun du contenu réglementaire local
- Une taxonomie de pays plutôt qu'une simple langue par cabinet
- Le droit local ne se traduit pas, il se réécrit

Un même contrat de vente immobilière ne suit pas les mêmes règles en France, en Belgique et au Luxembourg, alors qu'un réseau de cabinets notariaux souhaitait présenter une seule marque, un seul site, et une expérience cohérente pour ses trois implantations. Le vrai défi de ce projet n'était pas la traduction linguistique du français vers le français (les trois pays partagent la langue), mais la localisation réglementaire : chaque pays a son propre droit, ses propres délais, ses propres frais.

Ce cas n'aborde volontairement pas le référencement de ce site multi-pays : il se concentre uniquement sur l'architecture de contenu qui a permis de distinguer ce qui est commun de ce qui est spécifique à chaque juridiction.

## Le constat de départ : une confusion entre langue et pays

La première maquette de contenu proposée par l'agence de communication du réseau confondait langue et pays : une page « français » censée servir aux trois implantations à la fois. Ce choix aurait obligé à mentionner les trois régimes juridiques sur chaque page, rendant le contenu illisible pour un client cherchant une réponse précise à sa situation.

- Le français est parlé dans les trois pays, mais le droit diffère radicalement
- Un client cherche une réponse relative à sa juridiction, pas un panorama comparatif
- La structure de contenu devait donc refléter le pays, pas seulement la langue

## Architecture retenue : contenu partagé et contenu localisé

La solution retenue distingue deux familles de contenu. D'une part, les pages de présentation générale du réseau, de ses valeurs et de son organisation, identiques pour les trois implantations et gérées comme un contenu partagé unique. D'autre part, les fiches de procédure (succession, vente immobilière, contrat de mariage) qui sont rédigées séparément pour chaque pays, sans lien de traduction entre elles au sens de WPML, mais reliées par une taxonomie personnalisée « pays ».

```
Structure de contenu
├── pages-communes/
│   ├── qui-sommes-nous
│   ├── nos-valeurs
│   └── notre-reseau
├── procedures/ (type de contenu personnalisé)
│   ├── succession
│   │   ├── succession-france (taxonomie pays : FR)
│   │   ├── succession-belgique (taxonomie pays : BE)
│   │   └── succession-luxembourg (taxonomie pays : LU)
│   ├── vente-immobiliere
│   │   ├── vente-immobiliere-france
│   │   ├── vente-immobiliere-belgique
│   │   └── vente-immobiliere-luxembourg
│   └── contrat-mariage
│       └── (une fiche par pays)
└── cabinets/ (annuaire des implantations physiques)
```

> L'essentiel à retenir : Séparer le contenu commun du contenu réglementaire local ; Une taxonomie de pays plutôt qu'une simple langue par cabinet ; Le droit local ne se traduit pas, il se réécrit

Ce choix a écarté l'usage classique de WPML pour relier les fiches entre elles comme des « traductions » : elles ne sont pas des traductions l'une de l'autre, ce sont des contenus juridiques distincts qui partagent seulement une structure éditoriale commune (même plan, mêmes sections).

### Le rôle de la taxonomie « pays »

La taxonomie personnalisée « pays » a permis de construire un sélecteur de juridiction sur chaque page de procédure, indépendant du sélecteur de langue habituel. Un client belge arrivant sur la fiche succession pouvait ainsi basculer vers l'équivalent français ou luxembourgeois sans que WordPress ne considère ces contenus comme des traductions à synchroniser automatiquement.

## Le contenu commun, lui, reste sous WPML classique

Les pages de présentation générale, elles, utilisaient bien la mécanique de traduction classique de WPML, mais uniquement pour une déclinaison anglaise destinée aux clients internationaux du réseau, sans dimension juridique locale à gérer sur ces pages précises.

| Type de contenu | Mécanisme | Nombre de versions |
| --- | --- | --- |
| Pages institutionnelles | Traduction WPML classique | 2 (français, anglais) |
| Fiches de procédure | Taxonomie « pays », contenus indépendants | 3 par procédure (France, Belgique, Luxembourg) |
| Annuaire des cabinets | Type de contenu personnalisé, un par implantation | Autant que d'adresses physiques |

## Le formulaire de contact, seul point de convergence

Le formulaire de contact, lui, restait unique et redirigeait automatiquement vers le bon cabinet selon la juridiction sélectionnée par le visiteur, via un champ caché rempli en JavaScript à partir de la taxonomie de la page consultée. C'était le seul endroit du site où les trois implantations convergeaient techniquement vers un point d'entrée commun.

> Une règle que je retiens de ce projet : quand la langue est identique mais que le contenu juridique diffère, la traduction n'est pas le bon outil ; l'architecture de contenu doit primer sur le réflexe multilingue habituel.

## Ce que ce projet enseigne

Ce projet a montré qu'un site « multilingue » n'est pas toujours affaire de langues différentes : ici, la vraie complexité venait de trois systèmes juridiques distincts partageant la même langue. Séparer le contenu partagé du contenu localisé, via une taxonomie dédiée plutôt qu'un mécanisme de traduction classique, a permis d'obtenir une architecture claire, maintenable, et fidèle à la réalité du métier notarial transfrontalier.
