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New Relic ou l’APM open source : instrumenter un site WordPress d’agence

Cent millisecondes ici, trois cents là : savoir où va vraiment le temps de réponse d'un site demande un outil d'APM. Service payant ou solution open source ?

Par WordPress Développement • 27 août 2023 • 4 min de lecture • Aucun commentaire
New Relic ou l'APM open source : instrumenter un site WordPress d'agence

128 millisecondes passées dans une requête SQL, 40 millisecondes dans un appel à une API tierce, 15 millisecondes dans le rendu d’un gabarit de thème : sans outil de suivi applicatif (APM, Application Performance Monitoring), ce détail reste invisible. Une agence qui gère plusieurs dizaines de sites WordPress pour ses clients finit toujours par se heurter à la même limite : la supervision d’infrastructure (CPU, RAM, disque) dit que tout va bien, pendant qu’un client se plaint que son site est lent.

L’APM répond précisément à cette question laissée ouverte par la supervision classique : où, dans la chaîne d’exécution PHP, le temps de réponse est-il consommé ? New Relic reste la référence commerciale la plus connue sur ce segment, mais des solutions open source comme Elastic APM ou Tideways couvrent des besoins similaires à un coût différent.

Ce que fait réellement un APM

Un agent APM s’installe comme une extension PHP (via pecl ou un paquet système fourni par l’éditeur) et instrumente automatiquement les appels de fonctions, les requêtes SQL et les appels HTTP sortants, sans modification du code applicatif. Chaque requête HTTP entrante devient une transaction tracée de bout en bout, avec un graphe détaillé du temps passé dans chaque segment.

L'essentiel à retenir : L'APM répond à une question différente du monitoring d'infra ; New Relic coûte cher au-delà d'un certain volume ; Une stack open source demande du temps d'intégration

New Relic : simplicité contre coût

L’installation de l’agent New Relic pour PHP se résume à quelques commandes, sans configuration manuelle du tracing :

curl -L https://download.newrelic.com/php_agent/scripts/newrelic-install.sh | bash
newrelic-install install

Le tableau de bord fourni est immédiatement exploitable, avec des transactions triées par temps de réponse et des alertes préconfigurées. La contrainte se situe sur le volume de données ingérées : l’offre gratuite limite le nombre de requêtes tracées par période, et le tarif grimpe rapidement dès qu’un parc de sites dépasse quelques centaines de milliers de transactions mensuelles.

La voie open source

Tideways et Elastic APM (via son agent PHP) offrent un niveau de détail comparable, avec un coût d’infrastructure maîtrisé puisque les données restent hébergées sur des serveurs propres à l’agence plutôt que chez l’éditeur. Le compromis se situe dans le temps d’intégration initial : configurer le stockage des traces, dimensionner le cluster Elasticsearch sous-jacent et construire les tableaux de bord demande plusieurs jours d’ingénierie, contre quelques heures pour New Relic.

Comparatif sur un parc de trente sites

CritèreNew RelicStack open source (Tideways)
Coût mensuel estimé (30 sites)250 à 600 €90 à 150 €
Temps d’intégration initialQuelques heures2 à 4 jours
Profondeur du tracing par défautTrès élevéeÉlevée, configurable
Hébergement des donnéesChez l’éditeurAu choix de l’agence
  • New Relic convient à une agence qui veut un résultat exploitable en une journée
  • Une stack open source convient mieux à une agence avec une équipe technique capable d’absorber l’intégration
  • Le volume de sites du parc reste le critère décisif, plus que la préférence technique

Un site « lent » sans APM reste une intuition ; avec un APM, c’est une ligne précise dans un graphe de transaction, ce qui change complètement la conversation avec le client.

Un entre-deux possible

Certaines agences adoptent une approche mixte : New Relic sur les quelques sites les plus critiques du parc (ceux avec le plus fort trafic ou les enjeux commerciaux les plus élevés), et une supervision plus légère, voire un simple journal de lenteurs applicatives maison, sur le reste des sites à moindre enjeu. Cette approche répartit le budget d’APM là où il rapporte le plus, plutôt que de l’appliquer uniformément à l’ensemble du parc.

En résumé

New Relic gagne sur la rapidité de mise en place et la qualité du tableau de bord prêt à l’emploi, au prix d’une facture qui grimpe avec le volume. Une stack open source coûte moins cher à l’usage mais demande un investissement initial que seule une agence avec des ressources techniques dédiées peut réellement amortir sur la durée. Le bon choix dépend moins de la taille du parc que de la disponibilité réelle d’une personne capable d’entretenir la solution retenue dans le temps.

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À propos de l'auteur

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Développeur WordPress, passionné par Elementor, le FSE et l’automatisation par IA.

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