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Offload des médias vers Backblaze B2 ou un espace S3 : notre retour après un an

210 Go d'images en un an sur un seul site : comparatif concret entre Backblaze B2 et un espace S3 pour décharger le disque d'un serveur WordPress saturé.

Par WordPress Développement • 12 septembre 2020 • 4 min de lecture • Aucun commentaire
Offload des médias vers Backblaze B2 ou un espace S3 : notre retour après un an

210 gigaoctets d’images en un an, sur un seul site e-commerce à catalogue produit fourni : c’est le volume qui a fini par remplir le disque d’un VPS pourtant dimensionné à 80 Go au départ. La bibliothèque de médias WordPress grossit vite quand chaque fiche produit embarque cinq à huit photos en haute résolution, sans compter les vignettes générées automatiquement pour chaque taille d’affichage.

Deux options s’offraient alors : agrandir le disque du serveur, solution rapide mais qui ne fait que repousser le problème, ou décharger les médias vers un stockage objet externe. Le choix s’est porté sur un test comparatif entre Backblaze B2 et un espace compatible S3, avec un an de recul aujourd’hui pour en tirer un bilan concret.

Pourquoi le disque local ne suffisait plus

Au-delà du simple espace disque, le vrai problème venait de la génération de vignettes : WordPress crée par défaut plusieurs tailles pour chaque image importée (miniature, moyenne, grande, plus les tailles définies par le thème via add_image_size()). Pour une image source de 4 Mo, cela peut représenter six à dix fichiers supplémentaires, multipliant d’autant l’espace occupé et le nombre d’opérations d’écriture disque lors d’un import en masse.

Les sauvegardes quotidiennes du serveur souffraient aussi de ce volume : chaque sauvegarde complète devait traiter des dizaines de gigaoctets de médias rarement modifiés, allongeant la fenêtre de sauvegarde et le temps de restauration en cas d’incident.

Backblaze B2 : le choix du coût au Go

L'essentiel à retenir : Backblaze B2 coûte nettement moins cher au Go stocké que S3 standard ; La génération de vignettes doit se faire avant l'envoi vers le stockage distant ; Le CDN devant l'offload change tout sur le temps de chargement perçu

Backblaze B2 s’est distingué immédiatement sur le prix : le stockage facturé est resté nettement inférieur à celui d’un espace S3 standard, pour un usage comparable en volume et en nombre de requêtes de lecture. La compatibilité avec l’API S3 proposée par Backblaze a permis d’utiliser les mêmes extensions WordPress d’offload que pour un vrai bucket S3, sans réécrire l’intégration.

La contrepartie s’est fait sentir sur la latence brute des requêtes, légèrement supérieure à celle observée sur un bucket S3 dans la même région que le serveur. Ce point est devenu secondaire une fois un CDN placé devant le stockage, ce qui a été fait dès le second mois de test.

Le comparatif après un an d’usage réel

CritèreBackblaze B2Espace S3 standard
Coût au Go stockéNettement inférieurRéférence du marché
Coût de sortie (egress) vers un CDN tiersSouvent réduit via accords partenairesFacturé au tarif standard
Compatibilité extensions WordPressBonne, via API compatible S3Native, écosystème le plus large
Latence brute sans CDNLégèrement plus élevéeMeilleure en général

Impact réel sur la génération de vignettes

Un point technique a demandé un ajustement du flux d’import : générer toutes les tailles de vignettes localement avant l’envoi vers le stockage distant, plutôt que de tenter de les générer après coup sur des fichiers déjà déportés. Cela évite des allers-retours réseau coûteux en temps lors de chaque import produit, surtout en masse via un import CSV WooCommerce.

  • Import et génération de toutes les tailles en local, sur le disque du serveur
  • Envoi groupé vers le stockage distant une fois toutes les tailles prêtes
  • Suppression des fichiers locaux après confirmation de l’envoi, pas avant

Le rôle décisif du CDN devant l’offload

Un stockage objet sans CDN devant reste plus lent qu’un disque local bien configuré ; c’est la combinaison offload plus CDN qui apporte le vrai gain, jamais l’offload seul.

Une fois le CDN mis en place devant le bucket, la différence de latence entre les deux fournisseurs de stockage est devenue quasiment imperceptible pour les visiteurs, le CDN servant la grande majorité des requêtes depuis son propre cache en périphérie, sans même solliciter le stockage d’origine.

Notre verdict après un an

Le choix de Backblaze B2 s’est révélé pertinent pour ce projet précis, porté principalement par l’écart de coût au Go stocké sur un volume qui continue de croître chaque mois. Un site avec un volume de médias plus modeste, ou déjà fortement intégré à l’écosystème Amazon pour d’autres services, tirerait sans doute davantage bénéfice d’un bucket S3 classique, ne serait-ce que pour la simplicité de gestion des accès. Dans les deux cas, la leçon la plus utile de cette année de recul reste la même : générer les vignettes avant l’offload, jamais après.

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À propos de l'auteur

WordPress Développement

Développeur WordPress, passionné par Elementor, le FSE et l’automatisation par IA.

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