Sept cents photos accumulées en quinze ans d’activité, aucune légende ni texte alternatif renseigné, et un menuisier artisan qui refait enfin son site WordPress avec l’ambition d’un catalogue de réalisations correctement documenté : la médiathèque héritée d’une décennie de pratique artisanale posait un problème de volume que la rédaction manuelle rendait peu réaliste en un temps raisonnable.
Trois extensions de légendage automatique par intelligence artificielle ont été testées sur un échantillon identique de cinquante photos représentatives : meubles finis, chantiers en cours, détails d’assemblage.
Le protocole de test
Chaque extension a reçu le même lot de cinquante images, avec pour consigne de générer à la fois une légende courte et un texte alternatif descriptif. Les résultats ont été évalués selon trois critères : la justesse de la description du type de meuble, la reconnaissance de l’essence de bois quand elle était visuellement identifiable, et le temps de traitement du lot complet.
Les trois extensions comparées
| Extension | Coût mensuel estimé | Justesse du type de meuble | Reconnaissance de l’essence |
|---|---|---|---|
| Extension A (offre d’entrée de gamme) | Environ 9 € | Correcte sur les formes simples | Très rarement correcte |
| Extension B (offre intermédiaire) | Environ 25 € | Bonne, y compris sur les assemblages | Correcte sur les essences claires et foncées uniquement |
| Extension C (offre premium) | Environ 45 € | Très bonne | Correcte dans la majorité des cas, avec quelques confusions entre essences proches |

Ce que le budget ne dit pas
- L’extension A produit des légendes génériques du type « meuble en bois », insuffisantes pour un texte alternatif utile en accessibilité.
- L’extension B confond parfois un buffet et une commode sur les photos prises de trois quarts, nécessitant une correction manuelle systématique du type de meuble.
- L’extension C, la plus chère, reste la seule à distinguer correctement le chêne du noyer sur l’échantillon testé, mais confond encore régulièrement le frêne et le hêtre.
Le choix final de l’artisan
Après le test, l’extension B a été retenue, jugée offrir le meilleur compromis entre coût et qualité pour un usage où la reconnaissance précise de l’essence de bois n’est pas le point le plus critique : le nom de l’essence figure de toute façon déjà dans la fiche produit rédigée manuellement, la légende automatique ne devant décrire que la forme et l’usage du meuble.
La relecture reste systématique
Sur les sept cents photos traitées avec l’extension retenue, l’artisan et son épouse, qui gère la communication de l’atelier, ont relu chaque légende avant publication, corrigeant en moyenne une légende sur cinq, principalement sur le nom exact du type de meuble ou la confusion entre un meuble de rangement et un meuble d’assise.
Le conseil que l’artisan donnerait à un confrère : ne jamais choisir une extension de légendage sur la seule base du prix affiché, mais toujours sur un test réalisé avec ses propres photos, chaque atelier ayant un style de prise de vue différent.
Notre verdict
Pour une médiathèque d’artisanat au budget contraint, l’offre intermédiaire l’emporte largement sur l’offre premium, dont le surcoût ne se justifie que si la reconnaissance fine de matière constitue un besoin réel du métier. L’offre d’entrée de gamme, en revanche, ne dispense d’aucune rédaction manuelle et perd donc l’essentiel de son intérêt économique.
Un point pratique mérite d’être signalé pour quiconque envisage un test similaire : le temps de traitement du lot complet de sept cents photos a lui aussi varié fortement d’une extension à l’autre, l’offre premium mettant près de trois fois plus de temps que l’offre d’entrée de gamme pour un lot équivalent, un facteur qui pourrait compter pour un site disposant d’un volume d’images bien plus important que celui de cet atelier.
L’artisan recommande enfin de conserver systématiquement une trace du texte alternatif généré automatiquement avant correction manuelle, dans un tableur séparé, ce qui permet de mesurer objectivement la progression de la qualité des légendes d’un lot à l’autre, et de justifier auprès d’un futur prestataire le choix de l’extension finalement retenue.