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Comparatif Netlify, Vercel et Cloudflare Pages pour un front headless

Coûts, limites de build et facilité de déploiement de trois plateformes pour héberger un front public qui consomme une API WordPress en mode headless.

Par WordPress Développement • 1 mai 2021 • 4 min de lecture • Aucun commentaire
Comparatif Netlify, Vercel et Cloudflare Pages pour un front headless

Face, pile ou croix : c’est un peu à ça que ressemblait le choix d’une plateforme d’hébergement pour le front d’un projet headless récent, tant les trois grandes options du marché se ressemblent sur le papier. Netlify, Vercel et Cloudflare Pages proposent toutes un déploiement automatique depuis Git, des prévisualisations de branche et un palier gratuit généreux. Nous avons testé les trois sur le même projet — un front construit avec un générateur de site statique consommant l’API REST d’un WordPress headless — pour objectiver les différences.

Le projet en question republiait un catalogue de trois cents fiches produits, mis à jour plusieurs fois par jour par l’équipe éditoriale via l’admin WordPress classique, avec une reconstruction du site statique déclenchée à chaque modification de contenu.

Le critère qui a le plus pesé : le temps de build

Avec trois cents pages à régénérer, le temps de build devient vite le facteur limitant. Sur ce projet précis :

PlateformeTemps de build moyenMinutes de build incluses (gratuit)
Netlify2 min 40300 min / mois
Vercel1 min 556 000 min / mois (palier Hobby)
Cloudflare Pages2 min 10500 builds / mois (pas de quota en minutes)

Vercel s’est montré le plus rapide sur ce projet, en grande partie grâce à un cache de build plus agressif entre deux exécutions successives sur la même branche.

L'essentiel à retenir : Comparer les minutes de build incluses par plateforme ; Vérifier la gestion native des prévisualisations de branche ; Anticiper le coût au-delà du palier gratuit

Prévisualisations de branche pour l’équipe éditoriale

Le client souhaitait pouvoir valider une nouvelle mise en page de fiche produit avant sa mise en ligne, sans toucher au site public. Les trois plateformes proposent nativement une URL de prévisualisation par branche ou par pull request, mais avec des nuances :

  • Netlify génère une URL de prévisualisation par déploiement, facilement partageable, avec un badge de statut directement dans la pull request GitHub.
  • Vercel propose la même chose avec un système de commentaires automatiques listant les changements visuels détectés entre deux déploiements.
  • Cloudflare Pages génère aussi une URL de prévisualisation, mais l’intégration avec les pull requests était, au moment du test, plus sommaire que chez les deux autres.

Fonctions serverless pour les formulaires de contact

Un site headless statique a besoin d’un point d’entrée dynamique pour ses formulaires. Les trois plateformes proposent des fonctions serverless, avec des syntaxes proches :

// api/contact.js (Vercel et Netlify Functions, syntaxe très proche)
export default async function handler(req, res) {
  if (req.method !== 'POST') {
    return res.status(405).end();
  }
  const { nom, email, message } = req.body;
  // Transmission vers un service d'envoi d'e-mails transactionnels
  return res.status(200).json({ ok: true });
}

Cloudflare Pages Functions utilise un modèle légèrement différent, basé sur les Workers, avec une syntaxe d’export nommée par méthode HTTP (onRequestPost) plutôt qu’un handler générique.

Le coût au-delà du palier gratuit

Le palier gratuit suffit largement pour un site en développement, mais le calcul change une fois le trafic réel constaté. Sur ce projet, avec un volume de visites modéré, aucune des trois plateformes n’a nécessité de passage à un palier payant pendant les trois premiers mois. Le point de bascule le plus probable reste la bande passante consommée par les images non optimisées, un piège commun aux trois plateformes si le front ne redimensionne pas ses médias en amont.

Notre verdict

Pour ce projet précis, la vitesse de build de Vercel et son système de commentaires automatiques sur les pull requests ont fait pencher la balance. Netlify reste un choix solide et éprouvé, en particulier pour une équipe qui valorise la simplicité de configuration via un simple fichier netlify.toml. Cloudflare Pages séduit par l’absence de quota en minutes de build, un argument fort sur un projet à builds très fréquents, mais son intégration aux pull requests demandait encore quelques ajustements manuels au moment du test.

Aucune de ces trois plateformes n’est mauvaise : le bon choix dépend de la fréquence de rebuild et du budget d’équipe pour la relecture visuelle des prévisualisations.

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À propos de l'auteur

WordPress Développement

Développeur WordPress, passionné par Elementor, le FSE et l’automatisation par IA.

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